André Chéret, né le 27 juin 1937 à Paris et mort le 5 mars 2020, est un dessinateur de bande dessinée français. Il est surtout connu pour avoir créé Rahan en 1969 avec le scénariste Roger Lécureux, série qu'il dessinera jusqu'en 2015.
Passionné par le dessin depuis sa plus petite enfance, André Chéret découvre la bande dessinée à travers la lecture des illustrés Tarzan (dans lequel sont parfois publiées des bandes signées Burne Hogarth) et Fillette que lisent ses sœurs et dans lequel il découvre la série Durga Râni, reine des jungles dessinée par Pellos.
En 1952, il trouve un emploi dans une imprimerie, puis dans une maison spécialisée dans la publicité pour le cinéma pour laquelle il se perfectionne dans la réalisation des illustrations à la peinture et au lavis, ce qui lui permet de réaliser également des travaux d'illustration pour des revues féminines (Bonnes Soirées, Nous Deux, Intimité…). Au cours de son service militaire en 1958 à Baden-Baden en Allemagne, il réalise des dessins humoristiques et des illustrations publiés dans La Revue des Forces Françaises. C'est dans cette revue qu'il publie sa première bande dessinée, Nicéphore Dupont .
C'est à la rédaction de cette revue qu'André Chéret fait la connaissance d'un autre auteur de bandes dessinées et illustrateur, Pierre Koernig, lequel l'entraîne avec son ami Jean Giraud, qui effectuait également son service militaire, à vendre quelques travaux d'illustrations au cours de leurs permissions à Paris.
Grâce à Pierre Koernig, André Chéret publie sa première bande dessinée, sur un scénario de celui-ci, dans le périodique Fripounet et Marisette, un court récit humoristique intitulé Paulo et la furie du rodéo dans le no 21 du 24 mai 1959, mais c'est surtout pour l'hebdomadaire Cœurs vaillants, rebaptisé J2 jeunes en 1963, qu'il travaille, fournissant quantité de récits completsentre 1959 et 1964.
Parallèlement, André Chéret livre des illustrations et de courtes bandes, toujours en collaboration avec Pierre Koernig, notamment pour L’Avant-garde et réalise également des illustrations de nouvelles, pour la presse régionale, notamment L’Étonnant Monsieur K. dans Paris Jour en 1960, Les Réfugiés dans La Montagne, Bonne Soirée et Le Progrès en 1961, et Sherlock Holmes dans La Voix du Nord en 1961.
Il livre également des illustrations pour Radar, le magazine hebdomadaire français de faits divers des Éditions Nuit et Jour, dont le dessinateur principal est alors Angelo Di Marco, lequel va l’amener à reprendre, à sa suite, dans l’hebdomadaire Mireille, les séries Monica, hôtesse de l’air, dont il dessine dix récits complets de 8 à 10 pages entre avril 1962 et 1963, et Rock l’invincible.
En mai 1962, pour les éditions Vaillant, André Chéret reprend le dessin de la série Bob Mallardécrite par Jean Sanitas qu’il anime jusqu’en 1969 dans les pages de Vaillant puis de Pif.
Pour J2 Jeunes , André Chéret crée ensuite une nouvelle série, Karl, sur scénario de Jean-Paul Benoîtqui connaît quatre aventures jusqu’en 1968.
Il publie encore quelques récits complets entre 1966 et 1969 dans le magazine Francs Jeux et surtout une adaptation de la série télévisée Vidocq dans Télé Feuilleton.
En février 1969, dans le premier numéro de Pif Gadget, André Chéret et Roger Lecureux publient le premier épisode de Rahan, une nouvelle série se déroulant dans un monde préhistorique imaginaire qui rencontre un énorme succès et à laquelle André Chéret se consacre presque exclusivement pendant 45 ans. La série est régulièrement présente dans les pages de Pif Gadget jusqu’en 2008 et est ensuite publiée directement en albums par les éditions Lecureux. Une série dérivée, Le Petit Rahan, est publiée en 1994 et 1995 sous forme de cinq albums par les éditions Soleil Productions.
A côté de Rahan, André Chéret tente de créer, sans succès, de nouvelles séries. C’est tout d’abord Domino, écrite par Greg puis poursuivie par Jean Van Hamme à partir du second épisode, publiée entre 1973 et 1981 dans Tintin puis en cinq albums aux éditions du Lombard entre 1979 et 1982, puis Anaël aux yeux d’or, écrite par Serge Broussine sous le pseudonyme de Sacha, qui ne connaît qu’un épisode publié en 1978 dans le périodique Les Visiteurs du mercredi.
En 1979, le premier épisode des aventures de Michel Brazier, sur scénario de Jean-Michel Charlier, est publié dans Spirou. Accaparé par ses autres activités, Charlier n’écrit jamais la suite de l’histoire et ce seul épisode demeure inédit en album jusqu’à sa publication par les éditions Fordis en 2015.
Alors qu'il est en différend avec les éditions Vaillant au sujet de la paternité de la création de Rahan et qu'il est écarté par l'éditeur qui confie le dessin de la série à un autre dessinateur, André Chéret doit travailler à l'extérieur des éditions Vaillant. Gavroche, sur scénario de Jean Ollivier d'après Victor Hugo, paraît en album chez Hachette en 1983 après que 20 pages aient été publiées dans Pif Gadget no 531 en 1979, suivi par une biographie de Yannick Noah écrite par Claude Gendrot, publiée dans Le Journal de Mickey puis en album chez Hachette en 1984 sous le titre Il était une fois Yannick Noah. André Chéret participe ensuite à L’Encyclopédie en bandes dessinées pour laquelle il dessine Les Aventures de Protéo, sur scénario de Jean-Gérard Imbar, dont sept albums sont publiés par les éditions Auzou en 1985 puis de 1996 à 1999, alors qu'il a repris le dessin de Rahan, et travaille pour le périodique Judo magazine à partir de 2000 où il publie Kyu! sur scénario d’Emmanuel Charlot, dont un album est publié en 2009 par K.éditions.
En 2003 et 2004, André Chéret publie aux Editions Joker deux aventures de Ly Noocksur scénario de Michel Rodrigue, puis, en 2007 aux éditions Bamboo, l’adaptation en bande dessinée du documentaire télévisé réalisé par Jacques Malaterre, Le Sacre de l'homme, en 2007 et enfin, en 2009 et 2012, Le Dernier des Mohégans, sur scénario de Pfm.
Alors que la suite des aventures de Michel Brazier est annoncée aux éditions Fordis, Christian Godard écrivant la suite du scénario abandonné par Jean-Michel Charlier en 1979, la maladie contraint André Chéret à mettre un terme à sa carrière.
André Chéret vivait avec son épouse Chantal, qu'il avait rencontrée en 1974 et qu'il avait formée pour devenir la coloriste de ses albums, décédée à l'âge de 66 ans en septembre 2017.
Il habitait le village de La Ferté-Saint-Cyr dans le Loir-et-Cher, dont il a été conseiller municipal et dont il a créé le logo. En 2017, l'école primaire du village a été baptisée du nom de Rahan.
André Chéret est mort le jeudi 5 mars 2020, à l'âge de 82 ans.
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J’avais 10 ans ,et toutes les semaines j’achetais Pif gadget et il y avait une histoire de RAHAN, c’était un vrai plaisir,que du bonheur de lire les aventures de ce guerrier du fond des âges,avec bien sûr son fameux couteau.Salut André.